Transplantation Urbaine

Les images de la vidéo (le centre de Beyrouth, Solidere) ont été capturées en fonction de la bande-son du film de Harun Yahya (créationniste) sur le poumon. En effet le projet de reconstruction Solidere était selon les mots de certains de ses promoteurs, un poumon économique pour le Liban tout comme pour le Moyen-Orient.

Plus d’informations concernant la vidéo :

A la suite de la guerre civile (officiellement de 1975 à 1990) qui a affaiblit considérablement le Liban tant sur le plan social que politique, le centre de Beyrouth est en grande partie ravagé. L’état, les instances publiques, affaiblis, n’ont pas les moyens de financer la reconstruction du centre ville, ils décident donc de faire appel à une société foncière « SOLIDERE ». Pour ce faire, une nouvelle loi est créée (loi 91-117, dans le film « la formule chimique ») amendant le décret-loi de 1977 dont l’article premier dispose que « la municipalité est une administration locale exerçant, dans les limites de son territoire, les attributions qui lui sont octroyées par la loi (…) est dotée d’une personnalité morale, d’une autonomie financière et d’un pouvoir d’auto-gestion des intérêts ». La loi 91-117 change la donne et la reconstruction de la totalité du centre revient à la charge de SOLIDERE. L’autorité publique délègue toutes ses responsabilités à la société privée. Le projet de reconstruction a fait l’objet de beaucoup de campagnes publicitaires, campagnes que menait de front l’ancien premier ministre milliardaire Rafic Hariri pour qui le projet était le pilier de sa mandature. Solidere pour gagner en terrains constructibles, utilise les décombres ainsi que l’ancienne décharge au bord de la mer et en fait un remblais (un tiers supplémentaire de terrain).

Dans l’audio du film, « Les a… se gonflent à chaque inspiration » sous entendu à chaque période de reconstruction. « …et retournent à leur forme initiale à chaque expiration » sous entendu à chaque destruction, le mur redevient poussière. « Le tractus supérieur » est le parlement, et la statue que l’on entre-aperçoit derrière les fontaines représente Rafic Hariri. Le grand panneau « stop…
», dans les dernières images concerne un port phénicien susceptible de disparaître pour cause de l’avancement du projet de reconstruction.
Toutes les images proviennent du centre Solidere. Le centre est très surveillé par les « macrophages » qui nous « pro- tègent » (bien entendu), il est également interdit de lmer dans cette zone de la ville, très surveillée et très protégée.

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